Robert Lotiron

La poésie du quotidien

Peintre et graveur indépendant Robert Lotiron, représentant essentiel de l’art figuratif en France durant l’entre-deux-guerres a contribué par ses décorations murales et ses projets pour les manufactures de Sèvre et des Gobelins, au renouveau des arts décoratifs des années 1930 et 1940.

Inscrit à l’Académie Julian en 1903 où il fréquente l’atelier de Jules Lefèbvre. Il se lie d’amitié avec Roger de La Fresnaye, Paul Véra et Louis Marcousis. En 1907 il rencontre Robert Delaunay qui lui fera connaître Apollinaire, Gleizes, Metzinger et Léger. Après un court passage à l’Académie Ranson il prend son premier atelier. Ces années d’avant-guerre sont des années d’expérimentations intense. Il hésite encore entre influences impressionnistes, cézanisme géométrique, réminiscences fauves et cubisme tempéré. En 1910, il débute au Salon d’Automne ainsi qu’à celui des Indépendants. Il participe également à d’importantes expositions, entre autres à la deuxième organisée par le « Blaue Reiter » à Munich en 1912. Sa première toile importante Le Tennis lui permet de devenir sociétaire du Salon d’Automne.

Après la guerre Lotiron intègre l’importante galerie Marseille où il rejoint Segonzac, Luc-Albert Moreau ou encore André Mare. Son style s’affirme à partir des années 1920 dans une combinaison toute personnelle qui mêle le souvenir de la sincérité ingénue du Douanier Rousseau, le sens de la composition, de l’opposition des formes et du rythme des couleurs hérités de Cézanne avec une palette restreinte mais riche de nuances. Ses œuvres, généralement de petits formats mais ne manquant jamais de monumentalité, restituent sans emphase et avec sensibilité le climat d’une époque, d’une France au quotidien. Lotiron évite néanmoins tout pittoresque et toute anecdote.

En 1921, la galerie Druet lui consacre une première exposition particulière. Lotiron s’impose comme l’un des paysagistes les plus en vue de son époque. Par l’intermédiaire de Paul Guillaume, le collectionneur américain Barnes fait l’acquisition, en 1923, de quatre œuvres représentatives de son travail. Robert Lotiron sera alors présent dans toutes les grandes expositions mettant en avant l’art indépendant français de cette période. Ses œuvres sont régulièrement acquises par l’Etat et il bénéficie dans les années 30 de plusieurs commandes de décorations murales. Vers la fin de la décennie, son art se fait plus sévère sans renoncer néanmoins au raffinement de la couleur. Après la Seconde Guerre Mondiale, il enrichit ses recherches en abordant la lithographie. Sa vision se fait de plus en plus directe et dépouillée. Il s’éteint le 18 avril 1966.

Farouchement indépendant, Robert Lotiron a accueilli « toutes les libertés qui permettent d’augmenter le pouvoir d’expression, modifiant les éléments du tableau ou l’importance des valeurs sans soucis exagéré de la réalité objective. » Ainsi peut-il affirmer au soir de sa vie : « Libre d’engagement, je peins pour mon plaisir et mon tourment. »

Aujourd’hui cet ouvrage accompagne l’exposition qui lui est consacrée au musée de La Piscine. Le musée des Beaux-Arts de Cambrai et le musée du Mont-de-Piété de Bergues s’y sont associés et présentent respectivement une exposition dédiée à l’œuvre gravée de Lotiron et une seconde à ses dessins.

 

SBN 978 2 35340 364 6

PVC : 25 €

Format : 24 x 30 cm à la française

Nombre de pages : 192

Nombre d’illustrations : 280

Ouvrage relié

Imprimé sur papier couché

demi mat 150 g

Métamorphoses

Dans l’art de Claude Monet

À travers la sélection d’un ensemble exceptionnel de trente chefs-d’œuvre de Claude Monet - dont la plupart sont des « Monet de Monet », légués par le fils du peintre - l’ouvrage explore les étapes décisives du parcours artistique de l’artiste, depuis les Vues de la gare St-Lazare, jusqu’aux représentations sans cesse renouvelées des fameux nymphéas de Giverny.

On comprend comment le chef de file du mouvement impressionniste a utilisé des moyens picturaux nouveaux qui lui permettent de peindre la sensation, fixer l’effet, restituer les variations de la lumière par la simple utilisation de la couleur. La superposition des couches picturales des nymphéas, leur profondeur et leur transparence sont annonciatrices d’une véritable révolution artistique, fondatrice de l’art moderne du XXe siècle et dont la portée est universelle.

Cet ouvrage qui accompagne l’exposition exceptionnelle au musée d’Art moderne de Fontevraud est une magnifique initiation à l’art de Claude Monet.

Les auteurs : Dominique Gagneux, directrice du musée d’Art moderne de Fontevraud ; Gatien Du Bois, chargé de projets au musée d’Art moderne de Fontevraud et Marianne Mathieu directrice scientifique du musée Marmottan Monet.

978-2-35340-366-0

Format : 24 x 32 cm à la française

Nombre de pages : 80

Nombre d’illustrations : environ 60

Ouvrage relié

Imprimé sur papier couché 1/2 mat 150 g

PVP : 25,00 euros

 

 

VERGÉ-SARRAT ET DECHORIAN
Regards croisés

En 2015, le musée a reçu en donation de Madame Valia Boulay un riche ensemble d’œuvres d’Henri Vergé-Sarrat (1880-1966) et de Rolande Déchorain (1898-1977).

Tout au long du xxe siècle, attirés par une lumière généreuse et un pittoresque encore authentique, nombre d’artistes européens font des voyages en Afrique du Nord. Loin des clichés coloniaux et sans parti-pris idéologique, le couple formé par les peintres Henri Vergé-Sarrat et Rolande Déchorain fait plusieurs séjours en Égypte et au Maghreb, notamment en Algérie, qui avivent leur inspiration.

C’est à cet aspect de l’œuvre des artistes que l’ouvrage s’est particulièrement intéressé lors de la généreuse proposition de Valia Boulay, par ailleurs donatrice de nombreux musées de France. Ce fonds conséquent enrichit considérablement le cabinet d’arts graphiques du musée de La Piscine mais également le témoignage de ces peintres voyageurs déjà bien représenté dans ses collections.

 

978-2-35340-370-7

 

Format : 16,5 x 23,5 cm à la française

Nombre de pages : 112

Nombre d’illustrations : environ 110

Ouvrage broché

Imprimé sur papier couché 1/2 mat 150 g

PVP : 14,00 euros