Né en Bulgarie en 1897, Vassil Ivanoff poursuit des études d’arts plastiques et de décoration théâtrale en Bulgarie avant de s’installer en France en 1922 et exerce, jusqu’en 1945 des métiers divers : peintre en bâtiment, artiste peintre, décorateur, peintre sur tissus et photographe d’art.

Il se consacre tardivement à la poterie, à l’âge de 50 ans, choisit d’en faire son métier et s’installe à La Borne en 1946 pour se consacrer au travail du grès et à celui de l’argile brute. La qualité de ses émaux sang de bœuf contribue à sa réputation et le place dans la grande tradition des céramistes de ce centre de poterie. Ses pièces sont variées : plats usuels, plaques gravées, vases anthropomorphes, poteries érotiques, compositions abstraites…

Ses influences sont diverses : Lipchitz, Zadkine, Picasso ou Brancusi, mais aussi les statuettes archaïques mésopotamiennes ou la céramique précolombienne. Il réalise en 1963 aux Pays-Bas des pièces monumentales qui connaissent un succès retentissant ?

Artiste solitaire, à la fois rude et sensible, il expose rarement mais est une figure marquante du xxe siècle et est considéré comme le premier expressionniste de la céramique. Ses sculptures, inclassables, résultat d’assemblages de pièces tournées et découpées, témoignent par leur caractère monumental de l’évolution vers une céramique plastique.

Vassil Ivanoff est à l’origine du renouveau de la céramique moderne, et notamment de celui du grès qui atteint son apogée dans les années 1970.

Cet ouvrage est publié dans le cadre du cinquantenaire de la galerie Anne-Sophie Duval qui célèbre le travail de Vassil Ivanoff en exposant un large corpus de son œuvre à travers un ensemble exceptionnel de céramiques (vases, sculptures, coupes, plaques), ainsi que quelques peintures sur toile.

978-2-35340-374-5

 

OUVRAGE BILINGUE

Format : 22 × 30 cm à la française

Nombre de pages : 160

Nombre d’illustrations : environ 120

Ouvrage broché avec couverture à rabats

Imprimé sur papier couché mat 150 g

PVP : 39,00 euros

Pendant plus de deux cent ans, à partir de l’ordonnance de fermeture du pays de 1639, le Japon de l’époque Edo (1603-1868) restreint drastiquement les échanges avec le monde extérieur. Après la signature de traités commerciaux avec les États-Unis et l’Europe en 1858 mais surtout à partir de la restauration de Meiji (1868), le gouvernement adopte une politique d’industrialisation du pays et promeut l’introduction des idées occidentales. Les étrangers qui se rendent alors au Japon ont laissé des descriptions détaillées du pays et de ses habitants.Le naturaliste américain Edward S. Morse note dans Japan Day by Day que les citadins contournent ou enjambent les chiens et chats se prélassant au milieu de la route pour ne pas les déranger, et utilisent pour les appeler le suffixe honorifique « san » (équivalant à « Monsieur » ou « Madame »). Le peintre et dessinateur français Georges Bigot (1860-1927), qui séjourne au Japon à partir de 1882 a laissé un grand nombre d’œuvres pleines d’humour, d’animaux et de gens. Une longue période de paix et de stabilité donne aux habitants de Tokyo le loisir de profiter de la vie et se divertir. On s’entoure volontiers d’animaux de compagnie : petits chiens et chats, de petits oiseaux tels les rossignols et les cailles, ou encore des insectes dont on apprécie le chant, comme les grillons et les criquets. Les habitants d’Edo, ville à la topographie riche en collines, rivières, et ouverte sur la mer, vivent en lien avec la nature et des rites saisonniers marquent le déroulement de l’année alors que les changements de saison offrent de nombreuses occasions d’admirer de superbes paysages naturels tout proches.

D’abord figurines d’argile de sangliers ou autres, sous l’influence de la civilisation chinoise, les animaux sont ensuite représentés sous des formes fantastiques venus du continent comme les phénix et les dragons font leur apparition de même que des animaux que l’on ne trouvait pas au Japon, tels les tigres et les paons.

L’épanouissement d’une civilisation raffinée basée sur une esthétique proprement japonaise se démarque de la culture et de l’art chinois : les animaux se mettent alors à représenter l’esprit d’une saison ou à symboliser des récits traditionnels japonais. Avec le développement, en littérature, de jeux de mots basés sur les sons et le sens de la langue japonaise, on apprécie les dessins d’animaux synonymes de bon augure en raison de leurs noms ou de la façon de les écrire. Ainsi, à l’époque Edo, la puissance financière nouvelle de la classe commerçante stimule la naissance d’une véritable culture citadine et le raffinement de divers objets de la vie quotidienne : les motifs décoratifs représentant des animaux évoluent vers une plus grande liberté de conception et des variation plus riches.

 

978-2-35340-373-8

 

Format : 16,5 x 24 cm à la française

Nombre de pages : 160

Nombre d’illustrations : environ 120

Imprimé sur papier couché 1/2 mat 150 g

Impression quadri

PVP : 22,00 euros

 

Né de l’alliance du gypse et du feu, le plâtre accompagne l’histoire de l’homme depuis des  millenaires. Présent aujourd’hui dans les réserves des musées, les décors des palais, les ateliers d’artistes, les folies architecturales et les les façades d’immeubles, c’est une matière polyvalente, peu coûteuse mais un matériau aussi familier que mal connu.

Depuis l’Antiquité, le stuc a connu un grand essor en Europe sous la civilisation romaine et gallo-romaine. On le trouve alors dans les moulures, les panneaux décoratifs et placages de faux marbres des habitations luxueuses. À l’époque mérovingienne et au bas Moyen Âge il sert à la confection de sarcophages ou souligne certains éléments d’architecture porteurs ou décoratifs, colonnettes, chapiteaux, nervures de voûtes...

La technique d’utisation du plâtre évolue et, à l’art du stuc, se substitute celui du plâtre moulé et des “gypseries”. À la Renaissance puis aux xviie et xviiie siècles, son utilisation se généralise et il devient un élément incontournable du décor des églises, palais et hotels particuliers qu’on élève aux quatre coins du continent européen. À l’époque baroque son usage connaît un essor particulier.

C’est une matière idéale pour la prise d’empreintes, le tirage d’une ou plusieurs épreuves pour pérenniser et reproduire la forme. Aussi, au xixe siècle, la plupart des grands musées possèdent un atelier de moulage qui se consacre à la reproduction des originaux. C’est l’époque à laquelle des copies en plâtre sont proposés à la vente, celle aussi ou certains artistes tel Jean-Bapstiste Carpeaux possèdent leur propre maison d’édition.

Les gypsothèques se multiplient en France et en Europe et les moulages de plâtre sont de précieux documents qui témoignent de chefs d’œuvre aujourd’hui disparus. Sur une idée de Viollet-le-duc, cette époque voit la naissance du Musée de sculpture comparée, futur Musée des Monuments français qui présente des moulages grandeur nature et maquettes des chefs d’œuvre du patrimoine architectural national.

À partir de 1840, on assiste également à une proliferation de l’utilisation du moulage sur nature dans un but didactique, conservatoire et taxinomique. Dans la sphère privée, la fidelité à l’original qu’assure le moulage sur nature supplée à la mémoire et rend possible de fixer l’image d’un visage aimé ou célèbre, vivant ou mort.

Enfin, teinté dans la masse par l’introduction de pigments, coloré en surface ou patiné, les artisans et artistes lui donnent l’aspect d’autres matériaux: pierre, bronze, terre cuite, bois ou ivoire. Véritable caméléon, il sert ainsi l’art de l’illusion.

Servi par une ambitieuse campagne photographique et un texte documenté, L’univers du plâtre, Plâtres en majesté nous retrace l’histoire du plâtre et l’extraordinaire multiplicité de ses usages, de l’habillage de façades d’immeubles, dans le domaine des arts décoratifs ou de la sculpture contemporaine.

978-2-35340-372-1

 

Format : 24 x 30 cm à la française

Nombre de pages : 240

Nombre d’illustrations : environ 260

Ouvrage relié, dos carré cousu collé

Imprimé sur papier couché 1/2 mat 170 g

PVP : 49,00 euros

Un joli livre objet

 

En 1937 Claude Saint-Cyr qui a récemment inauguré sa maison rencontre le jeune Christian Dior qui n’est pas encore le couturier mondialement connu. À la suite de cette rencontre, le jeune prodige propose des dessins à Claude Saint-Cyr qui en   une centaine et s’en inspire pour ses collections. Illustré des dessins du couturier et des photos des chapeaux qu’ils ont inspiré à la modiste, ce livre célèbre cette rencontre entre Christian Dior et celle dont les réalisations tiendront le haut du pavé parisien jusqu’à la moitié des années 1960.

 

978-2-35340-375-2

 

Format : 17 x 24 cm à la française

Nombre de pages : 240

Ouvrage relié

Papier couché mat ou bouffant, 170g

100 dessins - 100 photographies

PVP : 69,00 euros

Charles de Beistegui a révélé Alexandre Serebriakoff comme un peintre d’intérieur exceptionnel en lui commandant des vues de Groussay qui témoignent aujourd’hui de l’élégance et du raffinement de sa maison. On ignore parfois que sa passion de bâtir ne s’exerce pas uniquement sur le château qu’il transforme et fait embellir, modifiant sa façade et lui adjoignant deux ailes. Parallèlement à ces travaux d’embellissement, il en entreprend d’autres dans le parc où il fait élever des fabriques dans le plus pur goût en vogue au xviiie siècle. Ainsi, entre 1950 et 1969, le jardin se trouve-t-il peuplé d’une douzaine de bâtiments : tente tartare, volière, pont palladien, colonne, temple de l’Amour, pagode chinoise…

Comme il le fait pour les intérieurs du château, Charles de Beistegui demande à Alexandre Serebriakoff de réaliser des vues à l’aquarelle de ces folies, présentées dans cet ouvrage.

Pierre-Arizzoli-Clémentel étudie ici l’histoire des fabriques du parc de Groussay. Ses recherches sur leurs origines, les sources d’inspiration de Charles de Beistegui et les évolutions des différents projets sont illustrés des aquarelles d’Alexandre Serebriakoff et de nombreux documents d’archives. Il étudie également les projets non réalisés ou abandonnés dont nombre sont jusqu’à aujourd’hui ignorés du public.

Avec cet ouvrage, Pierre-Arizzoli-Clémentel achève son cycle d’étude de la collaboration entre Charles de Beistegui et Alexandre Serebriakoff entamé avec la publication de Groussay en 2019 et Le Palais Labia à Venise en 2021

Format : 290 × 215 à l’italienne - Nombre de pages : 112

Ouvrage relié, imprimé sur papier mat 170g

Prix : 95,00 euros

ISBN : 978-2-35340-377-6

édition limitée sous étui