Peinture

ALLEGORIA, Philippe Pasqua

Henri-François Debailleux

 

Allégoria vient du nom grec allêgorein, qui signifie parler par l’image.

De façon plus commune, allégoria signifie exprimer une idée par une métaphore.

 

L’AUTEUR

Henri-François Debailleux est critique d’art au Journal des Arts et journaliste pour Libération. Il a été le co-Auteur du premier livre paru sur l’artiste en 2010, puis de Philippe Pasqua : Paradis.

 

ALLEGORIA

Par les tableaux et les sculptures, Philippe Pasqua peint notre société, ses doutes

et ses espoirs, ses croyances, mais pose également la question du rapport de l’homme à la nature.

Le livre présente les œuvres de Philippe Pasqua en trois séquences :

- deux œuvres monumentales, l’une inédite et l’autre provenant de l’exposition au musée océanographique de Monaco, ainsi que de nombreuses oeuvres sur toile, calques et Canson,

- quatre tableaux exceptionnels de plus de six mètres de haut,

- neuf sculptures monumentales, dont trois inédites.

Philippe Pasqua s’est imposé au fil d’un itinéraire hors-norme comme l’un des artistes majeurs de sa génération. Sa peinture, on la reçoit comme un choc physique mais aussi comme une vision à la fois explosive et incisive. L’amplitude des gestes de l’artiste — une danse où alternent brutalité et finesse, transe et lucidité —, commande le format monumental de ses toiles.

Il débute en peignant des sortes de fétiches ou d’énigmatiques silhouettes évoquant le vaudou. Puis, peu à peu, son regard se tourne vers celles et ceux qui l’entourent :  Il s’immisce dans les plis et replis de l’intimité des êtres.

En contrepoint à ce travail charnel, il y a ses grands dessins. Le visage ou le corps y devient halo, brume, fumée, trait, vibration. Il ne s’agit plus tant de chair et de matière que de contours esquissés et de textures délicates.

Il y a aussi les « palimpsestes » ; des œuvres sur papier mêlant techniques sérigraphiques, impressions et peinture, où le peintre revient sur ses propres travaux en les maculant de couleurs ou en les redessinant.

Un autre aspect majeur du travail de Pasqua réside dans sa série des « vanités ». La technique employée évoque autant celle des orfèvres du moyen-âge œuvrant à un reliquaire que quelque rituel chamanique. Il recouvre des crânes humains de feuilles d’or ou d’argent. Vient enfin l’étape délicate où les crânes sont ornés de papillons naturalisés. Ailes déployées aux couleurs iridescentes : la lumière se diffracte à leurs surfaces en un poudroiement coloré ou bien s’abîme dans l’ombre profonde au creux des orbites. Il arrive aussi qu’il fasse couler de la peinture liquide en un flot épais qui vient tout recouvrir et submerger.

 

« On ne sort pas indemne de la contemplation de l’Œuvre de Philippe Pasqua
et c’est tant mieux »  Frédéric Mitterrand

ISBN 978-2-35340-285-4

22 x 28 cm à la française

112 pages

Papier couché demi-mat 170 g

Impression quadri R°V°

PVP : 29,00 euros TTC